Rose Lebeau

Rose Lebeau

Nom : Rose Lebeau

Pronom : Elle

Directrice : Natacha Godbout, Ph.D.

Adresse courriel : lebeau.rose@courrier.uqam.ca


Décrivez votre projet de recherche en quelques lignes.

Le trauma cumulatif en enfance (TCE) réfère au cumul de différents types de traumas interpersonnels en enfance (c.-à-d., expériences néfastes vécues en contexte relationnel avant 18 ans, comme les abus sexuels, physiques et psychologiques). Le TCE est très prévalent (affectant jusqu’à 83 % des individus des populations cliniques) et est associé à de nombreuses répercussions, notamment au niveau des habiletés de régulation et d’expression émotionnelle. Or, bien que la dysrégulation émotionnelle soit un facteur sous-jacent à plusieurs problématiques affectant particulièrement les hommes, dont la violence conjugale et l’abus de substances, peu d’études ont investigué sa relation avec le TCE des hommes. Ce manque d’études reflète le tabou entourant la victimisation masculine qui va à l’encontre des normes masculines traditionnelles. Un possible mécanisme explicatif de la relation entre le TCE et la dysrégulation émotionnelle des hommes serait le stress d’écart à la masculinité (c.-à-d., le stress d’être perçu comme insuffisamment masculin/viril). En raison du cumul de victimisation, les hommes survivants pourraient être particulièrement vulnérables à vivre ce type de stress, ce qui ultimement favoriserait leur dysrégulation émotionnelle. 

Pouvez-vous nous partager un moment ou une expérience mémorable de votre parcours universitaire?

En décembre dernier, j'ai fait un webinaire de 45 min pour présenter les résultats d’un article sur lequel je travaille devant tout le réseau ACH venant en aide aux hommes qui ont perpétré de la violence conjugale. Mon étude cherchait à vérifier le rôle du stress d’écart à la masculinité dans la relation entre les traumas cumulatifs en enfance et la dysrégulation émotionnelle, qui à son tour, serait associée à la perpétration de violence conjugale (physique, sexuelle, psychologique, contrôle coercitif). Je devais centrer ma présentation sur les implications cliniques. Mon webinaire s’est bien déroulé et plusieurs mois plus tard, j’ai présenté ces mêmes résultats, mais sous la forme d’une affiche au congrès international IASR. Lors de la présentation de mon affiche, j’ai eu beaucoup de belles conversations passionnées avec différents chercheurs et ces interactions m’ont vraiment rendue heureuse. Ça m’a fait du bien de voir recevoir de la reconnaissance pour mon travail de la part des chercheurs de mon milieu. J’ai, entre autres, eu le plaisir de discuter avec Audrey Brassard, qui s'occupe du partenariat avec le réseau ACH et qui est co-auteure de mon article. Elle m’a dit que les intervenants et les organismes du réseau ACH avaient été emballés par mon webinaire et que le stress d’écart à la masculinité semble être un élément majeur que plusieurs milieux planifient inclure dans les programmes d’intervention. Savoir que ma recherche pourrait avoir un vrai impact concret dans les milieux d’interventions et pourrait potentiellement faire une vraie différence est tellement gratifiant. J’ai ressenti une puissante satisfaction et un merveilleux sentiment d'accomplissement que je n’oublierai pas de sitôt. À la fin de ce congrès, j'ai reçu le prix de la meilleure affiche, ce qui a simplement été la cerise sur le gâteau de cette expérience.

Quel est l'aspect le plus difficile de votre recherche ou de vos études et comment le surmontez-vous?

La gestion du temps. Je ne suis pas la seule à éprouver des difficultés à bien évaluer le temps, mais c’est définitivement l’aspect que je trouve le plus difficile. J’ai tendance à sous-estimer le temps: je planifie plus de choses, dans un temps donné, et je ne parviens pas à tout réaliser. Pour m’améliorer, j’essaie de suivre des formations de gestion de temps, de lire des livres sur ce sujet et surtout d’être attentive et de mesurer le temps réel que chaque tâche peut me prendre et d’établir en conséquence des échéanciers plus réalistes.

Qu’aimez-vous faire dans vos temps libres?

J’aime faire de l’art (peindre, dessiner, etc.). J’aime rester active et faire des activités en nature (vélo, marche en montagne, etc.). J’adore écouter des podcasts et de la musique. Enfin, j’adore passer du temps avec mes ami.e.s.

Retour à la liste des nouvelles

Restez informé.e.s sur les dernières avancées en recherche

Je m'inscris